1 novembre 2025, journée démontage 2025

Un été indien mâtiné d’un brouillard Vaudois pour la mise en hibernation des planeurs du groupe de Montricher le 1er Novembre 2025


C’est sans doute avec un plaisir mitigé que nous nous rendons chaque automne à ce rendez vous qui signe l’arrêt des vols à Montricher.
Un peu de tristesse certes car pour la plupart d’entre nous c’est la fin des vols au départ de Montricher.
Un certain plaisir par ailleurs car c’est l’occasion assez rare de rencontrer en un seul jour la grande majorité des membres des 2 clubs et de pouvoir échanger quelques impressions avec des collègues que l’on n’a pas eu l’occasion de revoir depuis plusieurs mois.
Mais que dire du 1er Novembre 2025 qui puisse présenter une particularité suscitant un petit commentaire.
Pour les Genevois quoi de plus normal en ce matin là au départ de la ville de Calvin qu’un épais brouillard dégagé par le Rhône à peine sorti de son paisible lac et soudain enserré entre des rives abruptes et ombrageuses.
En fait dès que l’on s’éloigne de Genève vers le Canton de Vaud, la nature se fait plus poétique, on aperçoit, entre les frondaisons, le lac et surtout dans le lointain, les Alpes.
Et ce jour là le spectacle est déjà magnifique. Alors que le soleil peine à poindre derrière les montagnes, des bancs de brouillard se sont élevés et les enserrent à mi hauteur d’un ruban cotonneux digne d’un film d’animation.
Déjà baignés dans cette atmosphère paisible, lorsqu’on pénètre dans la forêt qui suit St Livres c’est une explosion de couleurs cuivrées tempérées par un renouveau de brouillard. Si nous n’étions sur un ruban asphalté on s’attendrait à voir sortir des nains (ou des nymphes sait-on jamais) au détour d’un tournant…..
Le rêve est brusquement interrompu à la sortie de la forêt lorsque les arbres ayant disparu il ne reste que le brouillard, un brouillard tenace qui nous accompagnera jusqu’à la piste de Montricher.
Sur le bord de la petite route qui mène à l’aérodrome il y a bien quelques unes de nos spectatrices assidues (en été) qui nous regardent passer cette fois avec le plus absolu désintérêt.
La manche à air entraperçue, dans cette semi pénombre, manifeste son désespoir comme en témoigne l’un de mes clichés, et la piste elle même, à peine visible dans son manteau encore vert, laisse sourdre à sa surface un «obscur» scintillement qu’on pourrait prendre pour des larmes. Ce ne sont en fait que des gouttelettes de brouillard, il faut rester réaliste.
Si nous sommes sur l’aérodrome c’est bien pour mettre (propre et) en ordre toute l’infrastructure du lieu et remiser pour leur repos hivernal nos grands « oiseaux blancs ».
Il n’est pas utile de commenter les allées et venues de participants très actifs. Les images sont là pour en témoigner et j’ai tenté d’en apporter le plus de diversité même si j’ai le sentiment d’avoir parfois eu quelques manquements dus à mon manque de mobilité.
Il faut bien reconnaître que le « rangement » des planeurs a semblé cette année, encore plus rapide que d’habitude. Nous n’avons eu ni pluie, ni vent, ni neige mais juste des bancs de brouillard qui allaient et venaient laissant pointer parfois un peu de soleil mais aussi quelques rares gouttelettes et surtout une température «acceptable», parfaite pour les bras musculeux qui ont pu ainsi se dépenser sans avoir à trop transpirer.
Soyons honnête il ne faisait pas toujours chaud comme en témoigne le port de gants et de doudounes bien rembourrés.
Une fois la «place nette», on a pu dire «place aux réjouissances» à commencer par un apéritif dont le succès était évident, d’autant que le brouillard, en parti chassé par un léger vent laissait toute liberté aux participants d’aller et venir jusqu’à ce que……
Vous le voyez perché sur une des tables, c’est Aurélien, le «héraut» qui «claironne» qu’une partie tout aussi importante de la réunion du jour concerne les estomacs.
Et c’est alors le point chaud de celle-ci : la «Fondue de Barbara » et quelle fondue…. Nous en avons eu des exemples dans d’autres occasions et elles sont de celles que l’on n’oublie pas !
C’était à n’en pas douter un repas convivial où l’activité masticatoire des participants était intense et concentrée. Et que dire du point final lorsque des meringues à la double crème sont apparues et…..ont aussitôt disparu.
Les images que je vous ai proposées sont, je pense, le reflet d’un indiscutable succès grâce à la préparation minutieuse des opérations dans les semaines précédentes par les membres du comité. Tout était parfait.
J’espère que les photos seront un plaisant souvenir en attendant la prochaine réunion du club à l’aube du printemps de 2026, réunion qu’on souhaite tout aussi festive.
Gilbert Benzonana

Quelques images de la journée 

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